Depuis toute petite, je questionne. Pas pour compliquer les choses, mais parce que j'ai besoin de voir ce qui se passe vraiment. De nommer ce qui flotte dans l'air sans que personne ne le dise. On appelle ça parfois être une truth teller. Je ne peux pas m'en empêcher.
J'ai passé des années dans des organisations, dans des secteurs très différents : la communication, les ressources humaines, la finance, les transports, le retail, l'industrie. À chaque fois, j'ai apporté quelque chose de similaire : un regard décalé, une façon de relier ce qui semblait séparé, une capacité à redonner du sens là où il s'était perdu.
Je n'ai jamais vraiment changé de métier. J'ai toujours fait la même chose : créer les conditions pour que quelque chose se déplace.
En parallèle, je me suis formée sans m'arrêter. Au coaching, à la psychologie, aux dynamiques systémiques. J'ai aussi développé une pratique du recrutement sur mesure, fondée sur ce qu'une personne est vraiment, pas sur ce qu'elle a coché dans un formulaire.
Et puis il y a eu ma grossesse. J'ai commencé à entendre ma fille. Puis les bébés de mes amies. Ce n'était pas quelque chose que je cherchais. C'est venu. C'est réel. La communication prénatale et le travail de doula se sont imposés comme une continuité de tout ce que je savais déjà faire : être là, écouter ce qui n'est pas encore dit, ouvrir un espace.
Aujourd'hui j'accompagne des dirigeants, des futures mamans, des ados, des enfants, des adultes en plein tournant. Les univers sont différents. Le geste est le même.
L'art fait partie de ma vie autant que le reste. La peinture, la photo, l'écriture, la musique. Pas comme une échappatoire, mais comme une autre façon de comprendre.
La curiosité est mon moteur.
L'apprentissage, ma boussole.
Et chaque jour ressemble à un terrain nouveau à explorer.
